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24 août 2012


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Billet

Une belle semaine de campagne!

J’ai quitté  Rimouski où je suis allée à la rencontre des gens d’une belle région du Québec. Je travaille pour eux aussi : agriculteurs, artisans, employées des services publics, forestiers, travailleuses communautaires.  Notre candidate, Rosalie, fait une belle campagne. J’ai vécu une soirée exceptionnelle, hier : 150 personnes entassées dans un café pour discuter durant deux heures. Un vrai plaisir!

Mais je reviens en arrière car les derniers jours ont été peu ordinaires.

Le débat des chefs

On est dimanche le 19 août. Il est  17 heures. J’essaie de manger un peu mais j’ai une boule dans l’estomac. « Quand tu as le trac, respire profondément, m’a dit un ami comédien » J’essaie, ça marche… un peu! « Et puis, le trac ça donne de l’adrénaline, de l’énergie, tu veras! »

Je suis bien préparée grâce à une petite et vaillante équipe de recherche et de communications. Surtout, j’ai bien dormi, nagé, marché sous les arbres en Estrie.

Il est 18 heures et nous partons, François mon amoureux, et moi vers Radio-Canada. Nous ne parlons pas beaucoup, nous écoutons de la musique. À 18.45 hrs. maquillage. Je ferme les yeux et récite en silence les déclarations d’ouverture et de clôture. Curieusement, plus on approche du 20 heures fatidique et plus je suis calme. Le sort en est jeté.

Et je participe donc à ce débat des chefs. Un moment tant attendu par Québec solidaire. Je sens peser sur mes épaules l’énorme responsabilité de bien défendre les idées de QS.  Je sais que les attentes sont élevées chez nos membres et sympathisants-es.  Mon plus grand souhait c’est que les gens du Québec, mes concitoyennes et concitoyens puissent dire au terme du débat : « Elle, elle parle pour nous , elle comprend nos besoins, elle propose des solutions ».

J’ai expliqué ailleurs comment j’ai vécu ce débat. Qu’il me suffise de rappeler ici que ce n’est pas évident de se tailler une place dans cet univers de politiciens aguerris et qui ne rêvent que d’en découdre avec les autres. J’y suis arrivée et me suis même permis un brin d’humour. Tout en expliquant mes idées et propositions.

Le soir même, et les jours qui ont suivi, une déferlante  de témoignages affectueux et admiratifs m’a jetée à terre. À la station de métro Beaubien, au marché Jean-Talon, sur la rue, dans la marche étudiante du 22, les mêmes mots revenaient : sincérité, authenticité, contenu, calme, sérénité. On m’a dit très souvent : « Vous me redonnez espoir dans une autre politique, respectueuse, franche, pas toute formatée d’avance, qui fait appel à l’intelligence des gens! ».

Le témoignage qui m’a le plus touchée : une femme, fin trentaine  qui me dit au métro Beaubien : « Je suis une travailleuse précaire et vous m’avez parlé à moi! Pour la première fois un politicien s’intéresse à mon sort et je vous en remercie ». Nous avions toutes les deux les yeux mouillés durant ce bref échange…suivi de tant d’autres.

Je passe donc une belle semaine. Dans mon comté, des indécis m’annoncent qu’ils ont maintenant fait leur choix et qu’ils-elles voteront pour moi. Des jeunes s’inscrivent au bureau de scrutin avec la volonté ferme de voter Solidaire. Tous les espoirs sont permis, non seulement pour Amir et moi mais pour d’autres candidats-es Solidaires. Dans les circonscriptions où nous effectuons du pointage, celui-ci nous est plus favorable depuis dimanche dernier.

Ce que j’entends : « On est tannés de voter stratégique, on veut maintenant voter vraiment utile, avec notre coeur et nos valeurs «

Il faut que ça dure! Car à quoi sert de voter si c’est toujours par calcul, sans enthousiasme, ni conviction? Québec solidaire offre un choix véritable, celui du bien commun, de la justice sociale, d’un Québec vert.

On se fait plaisir et on vote Solidaire?

 

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