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19 nov 2012


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Billet

Pour un budget qui s’attaque aux inégalités sociales

La recette est connue. Le nouveau gouvernement péquiste blâme son prédécesseur libéral pour un déficit budgétaire qui avoisinerait les 1,6 milliards. Apôtre convaincu de l’équilibre budgétaire, le ministre des Finances prépare l’opinion publique à reléguer aux calendes grecques les grands projets de société écologistes et solidaires.

L’austérité est désormais érigée en projet de société. Libéraux, Caquistes et Péquistes, à quelques nuances près, ne semblent pas tirer les mêmes conclusions que nous face à la crise que traverse l’Europe : les politiques d’austérité y entraînent une hausse du chômage et une misère sociale grandissante.

La lutte aux inégalités au cœur du prochain budget

À la suite des grandes mobilisations qui ont rythmé le printemps dernier, les attentes populaires sont élevées. La montée inquiétante des inégalités et de la pauvreté font désormais partie des défis que le gouvernement doit relever.

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté nous rappelle qu’en 2012, 750 000 personnes ne réussissent pas à couvrir leurs besoins élémentaires. Une personne sur dix doit faire des choix insupportables entre l’alimentation, le logement, l’habillement et le transport. Le Québec est pourtant suffisamment riche pour permettre à toutes et à tous d’avoir une vie digne.

Il serait indécent que le prochain budget du Québec ferme les yeux sur les 400 000 personnes qui doivent avoir recours aux banques alimentaires pour se nourrir, une hausse de 17% pour cette année. Tout le monde le sait : il est impossible de joindre les deux bouts avec aussi peu que 589 $ par mois à l’aide sociale.

C’est indigne. Indigne aussi que les pensions alimentaires versées pour les enfants soient considérés comme un revenu de travail pour le calcul de l’aide sociale, de l’aide aux études, de l’aide juridique ou de l’aide au logement. Une injustice à éradiquer.

La rigueur budgétaire telle que définie depuis 15 ans débouche toujours sur une augmentation de taxes et de tarifs pour les travailleuses, les travailleurs et leur famille, même en période de crise. Le budget du 20 novembre nous permettra de juger de la volonté réelle du gouvernement d’aller de l’avant avec des mesures qui visent à garantir un revenu décent à la population tout en maintenant l’accessibilité et la qualité des services publics.

Pour permettre ces avancées sociales bien minimales, le gouvernement doit se donner les moyens d’agir. Nos propositions sont connues : augmenter significativement les redevances sur l’eau, hausser la taxe sur le capital des entreprises financières, réduire les crédits d’impôt accordés aux individus qui réalisent un gain en capital, instaurer une taxe sur les produits de luxe. Et mettre en oeuvre Pharma-Québec.

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