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Billet

La panique

Il fallait s’y attendre. Le Parti Québécois voit ses chances de former le prochain gouvernement s’amenuiser et cède à la panique. Il tire sur tout ce qui bouge et naturellement Québec solidaire en fait les frais. Il nous ressert depuis quelques jours sa rengaine du vote stratégique. Nous y sommes habitués; nous ne nous laisserons pas berner.

L’appel au vote stratégique présuppose l’adhésion à un projet similaire à celui du Parti Québécois. Mais qu’en est-il vraiment? Un gouvernement péquiste fera-t-il l’indépendance du Québec? Non. Redistribuera-t-il la richesse? Non. Protégera-t-il l’environnement? Non. Protégera-t-il les libertés fondamentales? Non. Le Parti Québécois a pris le virage du nationalisme conservateur et son progressisme s’effondre avec l’arrivée de Pierre Karl Péladeau. Québec solidaire est maintenant le seul véhicule politique crédible pour faire du Québec un pays libre et juste.

Si l’on se fie aux récents sondages, le Parti Libéral du Québec pourrait former le prochain gouvernement. Cela est évidemment regrettable. Les électeurs de Québec solidaire sont-ils à blâmer pour cette situation? Bien sûr que non. Une élection est l’occasion pour des partis politiques de convaincre les électeurs que leur projet pour le Québec est le meilleur. Le Parti Québécois ne parvient pas à convaincre des électeurs dont il convoite le vote et ces derniers seraient responsables de cet échec? Soyons sérieux.

Les péquistes ont fait le pari conscient de virer à droite pour séduire les électeurs de la Coalition Avenir Québec, croyant que les gains auprès de cet électorat compenseraient largement les éventuelles pertes sur sa gauche. Maintenant qu’il s’avère que leur stratégie ne produit pas les résultats escomptés, ils jouent la carte de l’union de la gauche indépendantiste comme s’ils n’avaient pas causé eux-mêmes cette division. Après avoir scié la branche sur laquelle on était assis, on ne peut certainement pas reprocher au tronc de ne pas avoir empêché sa chute.

 

Rompre avec le bipartisme

Notre mode de scrutin favorise le bipartisme. Aussi inadéquats soient les deux partis ainsi établis, il demeure difficile pour une troisième force d’émerger. C’est pourquoi une réforme démocratique s’impose. Mais en attendant, devrions-nous tout de même voter pour le Parti Québécois pour éviter à tout prix un gouvernement libéral? Non, car cela cautionnerait la stratégie péquiste de profiter d’une gauche captive pour tenter de séduire les électeurs de droite. Les péquistes n’auraient alors aucune raison de modifier leur programme conservateur ou de réformer le mode de scrutin. Voter pour le Parti Québécois maintiendrait un statut quo inacceptable. Comme ce parti ne comprend que le langage des urnes, il n’écoutera que lorsque Québec solidaire sera une force électorale incontournable.

De temps à autre, le bipartisme mène la société québécoise à une impasse d’où seule une nouvelle force peut la sortir. Le Parti Québécois fut cette force dans les années soixante-dix, mais il s’est ossifié depuis. C’est d’autant plus clair depuis son récent virage à droite.

Le 7 avril, la gauche indépendantiste doit voter stratégiquement pour Québec solidaire, le seul parti qui lutte pour faire du Québec un pays libre et juste.

  • Stalker1978

    Je vote le coeur léger pour un Québec plus libre et plus juste. Et plus vert!