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22 mar 2014


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Billet

Le grand oublié de la campagne

Carré_rouge_udm

Il y a deux ans, jour pour jour, j’ai rejoint la grande manifestation contre la hausse des droits de scolarité, un carré rouge épinglé sur ma veste. Sous un soleil radieux, 200 000 personnes, vieux et jeunes, ont marché dans les rues de Montréal. Vous connaissez le reste de l’histoire.  L’arrogance sans bornes du gouvernement Charest mènera à plusieurs longs mois de grève, de manifestation, de casseroles et des milliers d’arrestations.

Ce printemps érable n’était pourtant pas qu’une protestation. Jamais, depuis les années tumultueuses de la Révolution tranquille, n’avons-nous autant parlé d’enseignement supérieur que pendant ces quelques mois de 2012. Le cri de colère des étudiants et étudiantes a donné lieu à un examen sans précédent des valeurs et aboutissements de notre système universitaire.

Une partie du mouvement étudiant est allé jusqu’à revendiquer la gratuité scolaire, solution que nous mettons de l’avant depuis notre fondation. Notre vision d’une éducation plus accessible n’est pas abstraite. Au Sommet sur l’enseignement supérieur de février dernier, nous avons présenté un plan sur 5 ans prévoyant un gel immédiat des frais de scolarité et leur réduction graduelle, jusqu’à la gratuité scolaire. Un plan réaliste s’inspirant des meilleurs élèves à l’échelle internationale.

Quel bilan faire de ce Sommet? Trop pressé, le ministre Duchesne a fait l’économie de la réflexion collective qui aurait du avoir lieu après le printemps érable. Il a maintenu une forme de hausse – l’indexation des frais de scolarité, aggravée par la baisse des crédits d’impôt accordés aux étudiants et étudiantes – et a décrété la fin du débat.

D’ailleurs, les vieux partis font tout pour éviter d’aborder le sujet. Comme le remarquait Lisa-Marie Gervais, du Devoir, le sujet de l’éducation est devenu tabou. Au lieu de s’inspirer du mouvement étudiant, le gouvernement du Parti québécois s’emmure dans le silence, espérant faire oublier que les fondements idéologiques de la hausse sont encore bien présents. La fameuse «révolution culturelle» du PLQ est toujours en marche.

Gouvernement après gouvernement nous disent que la tarification des services publics est inévitable. Québec solidaire propose de rompre avec ce moule discrédité en s’engageant clairement à renverser les hausses tarifaires péquistes et libérales.

Contrairement aux vieux partis, nous avons l’audace de jouer dans la colonne des revenus. Au lieu de demander leur juste part aux étudiants et aux gens ordinaires, demandons leur juste part aux gros poissons: les grandes entreprises et leurs paradis fiscaux, les Québécois et Québécoises les plus riches et les sources de gaspillage dans la fonction publique.

Françoise David renchérissait au débat de vendredi: «Le printemps érable, ce n’était pas seulement les frais de scolarité. C’était l’espoir d’un Québec différent.» Ravivons cet espoir.

  • Patrick Pilon

    voilà, tout-à-fait ! j’ai un petit café dans Hochelaga ; autour de la porte d’entrée, on distribue des macarons QS…avec un petit carré rouge glissé à travers l’épingle. Le carré rouge, comme Françoise l’a rappelé au débat, était bien plus que le symbole de l’opposition à la hausse ; c’était le symbole d’aspirations hautes et justes, pour plus de justice, moins d’inéquité, plus d’écologie, moins de démagogie. Demain, je reçois quatre impostes, avec des carrés rouges en vitraux ; avec les macarons QS, ça fera très joli ! On a pas fini de se tenir debout, devant Harper, Couillard, Marois, Drainville, Lisée, Desmarais et Péladeau ! :) Et puis, avec notre pote Alexandre Leduc, ON VA PRENDRE HOCHELAGA !!!!!!!!

    • Luc Douville

      Le seul argument de Françoise David au débat des chefs pour attaquer Marois était que peu de semaines après la prise du pouvoir du PQ, celui-ci a du freiner sa politique à gauche parce qu’elle était menacée d’être renversée comme gouvernement MINORITAIRE. Le PQ va en élection et réclame d’être majoritaire pour continuer son programme à GAUCHE. Malgré ça, Françoise David a attaqué le PQ. C’était triste à voir: Toute deux travailleuses sociales, toutes deux des féministes, toutes deux indépendantistes, toutes deux sociale-démocrates et malgré cela la DAVID agresse la chef du PQ et se montre racolleuse avec les mafieux Couillard et LIbéraux. À ce triste spectacle, on a bien compris que la David, la fille du sénateur conservateur, ne s’intéresse qu’à elle-même.

      • Alexandre G.

        Si quelqu’un qui a les «mêmes idées» que toi pose des gestes répréhensibles, vas-tu le laisser faire sous prétexte qu’il partage des idées communes? Dans un autre ordre d’idées, je pense que Mme David n’a pas fait de cas avec M. Couillard et M. Legault parce qu’ils n’ont pas été au pouvoir. Elle ne vit pas dans le passé et elle ne rentre pas dans les chicanes des autres partis. C’est le présent qu’il l’intéresse et c’est pourquoi elle s’est plutôt adressée au gouvernement sortant. Elle regarde devant et elle se tient debout. Malgré tout, je ne pense pas que Mme David a lancé des fleurs aux libéraux…

      • Karim Sadek

        Le PQ est entrain de basculer tranquillement vers la droite en faisant un retour vers les politiques promues par Lucien Bouchard, soit une stratégie souverainiste basée exclusivement sur les élites. Si nous sommes en élection c’est au nom de la charte qui fut utilisé à des enjeux électoraux. Je trouve pour ma part louche, le faite que Pauline aspirante à une fonction au nom de la collectivité, est refusée de divulguer ses placements….

  • Patrick Pilon

  • Anonyme

    Quand est-ce que vous allez arrêter de qualifier les autres partis de vieux partis. Cela fait ringard.
    Pour ma part je suis dans Hochelaga et je ne vois pas l’intérêt de voter pour un Bobo de QS, j’ai déjà une député qui semble bien connecter avec le milieu communautaire et les gens du comté.
    Qualifier les autres partis de « vieux » et leurs candidats de vendus confirment l’attitude politicailleuse de Québec Solidaire. Aussi désagréable que les autres… bref aussi vieux que les autres comme vous dites.

    • Alexandre G.

      Heureux de constater que vous avez une bonne députée dans votre coin et que vous vous sentez bien représenté. Par contre, je trouve que votre commentaire manque de crédibilité puisque vous leur (QS) reprochez de dire que les autres parties sont vieux. En soi, cela est tout à fait vrai, ces parties existent depuis des décennies, ils ne sont pas jeunes. Je ne pense pas non plus que le but du texte était de qualifier les autres députés de vendus. D’ailleurs, on voit que cette expression ne se retrouve que dans votre commentaire. J’ajouterais que votre utilisation du mot «bobo» est offensante et que vous devriez peser vos mots avant de les utiliser. Il est bien de donner son opinion, mais elle doit être respectueuse. Au plaisir, G.

      • Anonyme non solidaire

        Soyons poli maintenant. Je vous promets d’aider une vieille dame à traverser la rue si j’en vois une. Si c’est le genre de promesse et de propos que vous voulez. Je serai respectueux. Disons que je retire aussi le mot bobo, mais je le pense quand même. Cela vous convient. J’admets que ce serait con d’affirmer que je suis plus respectueux si dans le fond je le pense toujours. Vous en conviendrez.

        Alors c’est la même chose avec le mot vendu. S’il n’est pas dit, c’est ce qu’on entend dans le discours de QS. C’est ce que tout le monde remarque dans les sous-entendus de QS à propos des candidats progressistes du PQ.

        Comme citoyen je me sens insulté par QS, tout autant que les autres partis. Et vous savez bien que l’expression vieux partis ne concerne pas l’age réel. À ce compte la CAQ n’est pas un vieux parti. QS utilise entre autre le dénigrement comme un autre parti, comme un vieux parti.

        Entendons-nous que je suis d’accord sur le fond de la plate-forme de QS, mais à partir du moment que voter QS équivaut à voter libéral, alors je ne marche plus.