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12 fév 2013


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Billet

Ce cher monsieur Parizeau

Photo: Guillaume Pelletier

Jacques Parizeau a fait des déclarations au Devoir. Elles ont un peu déplu au gouvernement parce qu’il parlait vrai. M. Parizeau disait que la gratuité scolaire était tout à fait « réaliste » et que l’ « obsession du déficit zéro empêche de réfléchir ».

M. Parizeau a même proposé pour financer la gratuité scolaire, de rétablir la taxe sur le capital des entreprises financières, docilement abolie par les Libéraux :

« Pour le financement des universités, si on décide que la gratuité est un objectif à long terme, c’est certain que la contribution des entreprises doit être augmentée », a-t-il souligné. « Par exemple, voulez-vous bien me dire pourquoi on a enlevé la taxe sur le capital au Québec ? Qu’est-ce que ça a donné ? Enlever les taxes pour l’industrie manufacturière, je comprends ça. C’est important pour la maintenir. Mais pour les banques, ça ne crée pas une job. Tout ce que ça fait, c’est transférer de l’argent des contribuables aux actionnaires. »

 

« Réimposer la taxe sur le capital pour les banques, ça ne me dérangerait pas, a-t-il poursuivi. Et on parle de quelques centaines de millions de dollars. Ce n’est pas rien. C’est au moins deux fois ce que le gouvernement [de Jean Charest] attendait de ses propres hausses. » Pour les seules institutions financières, les revenus pour l’État québécois provenant de cette taxe abolie par les libéraux entre 2007 et 2011 ont déjà représenté pl us de 600 millions de dollars. Ce montant représente à lui seul la majorité de la somme nécessaire pour financer la gratuité, selon les diverses évaluations disponibles.

Source : Le Devoir

Je suis tout à fait d’accord, car c’est justement la solution que nous proposions en avril dernier pour résoudre la crise étudiante.