Je sors d’une journée hyper émotive du congrès de QS. Comme dans bien des partis qui regroupent des tendances parfois divergentes, la tension est souvent forte chez les délégués. Il y a des positions radicales, d’autres plus réformistes, d’autres mitoyennes.
Bon, ça, c’est normal. Ce qui est moins évident, c’est l’attitude des congressistes les uns avec les autres. Sérieux, on ne voit pas ça souvent….
J’ai entendu aujourd’hui des allocutions mettant de l’avant bien des positions différentes, je le répète. Mais, ce que je n’ai pas entendu, ce sont des reproches, des huées, ni mêmes des expressions de réprobation face aux interventions, peu importe leur contenu et leur provenance.
Pourtant, des congrès, j’en ai vécu un et un autre. Surtout syndicaux, mais, politiques aussi. Toujours on pouvait sentir l’approbation générale de la salle ou sa réprobation durant une intervention juste par le bruit de fond. Aujourd’hui, et lors du congrès précédent de QS auquel j’ai participé, non. Rien. Pas un seul bruit de ce genre.
En fait, on l’aura compris, ce qui m’impressionne le plus dans les congrès de QS, c’est le respect qu’ont les délégués les uns pour les autres. Et, cela ne s’arrête pas là… Loin du climat morbide adopté par certains groupes de gauche que j’ai connus dans ma jeunesse, la joie de vivre est toujours au rendez-vous. Comment imaginer ailleurs une journée de congrès avec des sujets aussi sérieux se terminer avec une chanson à répondre comme ce fut le cas aujourd’hui?
Bref, la solidarité dans ce parti n’est pas que dans son nom!
Entrevue avec Bill Clennet qui revient sur le débat sur la laïcité qui a eu lieu samedi soir et sur le climat de respect et d’écoute qui permet d’avoir de vraies discussion.
Entrevue avec Ruba Ghazal qui explique les démarches entreprises par Laurier-Dorion pour se préparer au congrès et ouvrir le débat à toutes les personnes intéressées par la question de l’intégration.
Vous avez peut-être vu ce matin notre atelier en direct sur http://congres.quebecsolidaire.net/, et vous vous êtes ensuite demandé-es « mais diantre, comment ça marche dans ce parti? ».
En effet, en fin de semaine, les membres de Québec solidaire auront à décider de plusieurs propositions pour construire leur programme. Les membres débattront et prendront position sur la question nationale, sur la réforme de nos institutions démocratiques et sur la laïcité.
Avant le congrès
D’abord, des citoyen-nes, membres ou non, ont élaboré des propositions par des cercles citoyens. Ces propositions ont ensuite été travaillées, modifiées et adoptées par la commission politique.
Les propositions de la commission politique sont ensuite discutées dans les assemblées générales des membres des instances de circonscription ou de région, partout à travers le Québec. Les assemblées générales font des propositions de modification qui seront traitées par le comité synthèse. Celui-ci a comme objectif de cibler les débats pour faciliter la discussion lors du congrès. Le comité synthèse fait un cahier de propositions pour le congrès.
Pendant le congrès
Le matin du congrès, une quinzaine d’ateliers décident des modifications au cahier de proposition qu’ils veulent que l’assemblée délibérante traite. Le comité synthèse se réunit suite aux ateliers pour pouvoir actualiser en procédures la volonté des ateliers.
Tous les délégué-es du congrès se réunissent ensuite en assemblée délibérante. On commence avec une plénière où les débats ont lieu. Ensuite, il y a la période de vote où les propositions sont votées.
La démocratie en action
Cette manière de faire permet à tout le monde non seulement de participer à l’élaboration du programme, mais de choisir les sujets qui seront traités durant le congrès de Québec solidaire. À Québec solidaire, il y a une culture démocratique de consultation des membres. C’est pourquoi Québec solidaire est le parti au Québec qui consulte le plus souvent ses membres sur les décisions qui les concernent.
Cette fin de semaine, on compte environ 250-300 délégué-es!
comme vous le savez peut-être, le congrès de Québec solidaire qui se tiendra cette fin de semaine portera sur la souveraineté dans le cadre de la démarche du programme. Il s’agit de la dernière étape avant d’entamer l’enjeu 2, l’année prochaine, sur l’économie.
Comme vous pouvez le constater, nous avons décidé d’intégrer un aspect web au congrès. Il ne sera pas possible d’avoir une emprise directe sur les décisions qui seront votées, mais à tout le moins nous vous offrons un espace où vous pouvez poser des questions, interagir avec certain-es de nos membres qui vous bloggueront ça en direct et visualiser plusieurs ateliers ainsi que des discours en direct. À noter qu’un chatroom sera disponible pendant la diffusion vidéo!
Certain-es remarqueront que nous avons réutilisés la plate-forme d’agrégation de http://voteqs.org/. En effet, chez QS, on aime bien recycler… Alors nous vous invitons à utiliser le hashtag #congrèsQS sur Twitter, Flickr et vos billets de blogues si vous en faites sur le congrès.
Si jamais vous avez des questions, commentaires et/ou suggestions, n’hésitez pas!
Horaire de la webdiffusion :
Le vendredi 20 novembre :
19h10-19h30 : présentation du responsable aux orientations (Simon Tremblay-Pepin)
19h30- 20h30 : allocutions de Ghislain Picard, Chef régional de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, de Louise Laurin, ancienne présidente du Mouvement national des Québécois et Patriote de l’année 2005, d’Alexandra Pierre, directrice de l’Association des aides familiales du Québec et de Mercedez Roberge, présidente du Mouvement pour une démocratie nouvelle.
Le samedi 21 novembre :
9h00-11h00: 3 ateliers distincts avec animation en ligne
Le dimanche 22 novembre :
13h15 : discours des porte-parole
Je me disais bien qu’on allait, un jour, retrouver une utilité quelconque à ce blogue! Depuis que Françoise blogue et twitte, je n’ai plus rien à faire moi…
Alors voilà, je le sors quand même des boules à mite pour vous demander, bien gentiment, des idées géniales pour la formation du programme de Québec solidaire, surtout au niveau de thématiques touchant au web et aux technologies.
Pour clarifier les choses, Québec solidaire n’a pas encore de programme détaillée. Les positions que nous avons mises de l’avant lors des élections étaient issues d’une plate-forme d’engagements.
Alors bon, pour ceuzes qui n’étaient pas au courant, le processus de construction du programme de Québec solidaire fonctionne sur un principe de cercles citoyens. Il faut un minimum de 3 personnes pour former un cercle, avec au moins un membre dûment inscrit de Québec solidaire. Nous laissons donc une place à ceux qui sont sympathisants sans nécessairement être membre!
Les cercles doivent produire un texte de réflexion sur un enjeux d’une des 4 thématiques mises de l’avant par le parti dans le cadre de la construction du programme. Dans ce cas-ci, je verrais très bien des enjeux web s’intégrer à la thématique « Quelles institutions? ».
Vous avez le choix de faire 2 types de textes.
Le premier est de faire une analyse d’environ 1600 mots qui détaille le jugement que vous portez sur le Québec actuel, en vue de proposer les transformations que vous voulez que Québec solidaire mette de l’avant.
Par la suite, « quatre conférences thématiques seront organisées en juin prochain, pour alimenter les discussions. Lors de ces conférences thématiques, des analyses provenant des cercles citoyens seront présentées et discutées. Les membres auront l’occasion d’exprimer leurs préférences quant à ces analyses, et un comité sera chargé d’en tenir compte lors de la synthèse de l’ensemble des contributions reçues. ».
Vous avez jusqu’au 3 juillet pour envoyer vos perspectives.
Par la suite, les assemblées locales et le congrès, en automne, adoptent les perspectives pour les mettre dans le programme.
C’est donc un espace tout désigné pour les gens qui souhaitent améliorer certains aspects de Québec solidaire!
J’ai personnellement lancé un cercle sur la question des logiciels libres dans la gestion administrative au niveau gouvernemental, avec un membre du FACIL et d’Ubuntu Québec. Nous allons faire une analyse englobant les formats de fichier (ODF), les licences libres sur le contenu (Creative Commons) et les logiciels libres.
Je suis à la recherche de d’autres idées de thématiques pour améliorer notre programme. On m’a signalé la question d’île-sans-fil, qui favorise l’accessibilité à un réseau sans-fil. Il y a également ce regroupement favorisant une démocratie via le web qui semble assez intéressant, et il y a la question de l’accessibilité du web en région.
J’attend donc vos suggestions!
Et je vous invite à faire un cercle citoyen, ceux et celles qui sont intéressé-es peuvent m’en faire part! J’ai en tête de faire une razzia de textes de 400 mots avec des propositions claires. Je me dis que pour ceux qui connaissent leur affaire, ça ne doit pas être bien long à produire!
Bon, ça y est, c’est fini. Hier, naïvement, je me disais que j’allais pouvoir reposer tranquillement ma gueule de bois sans toucher à mon laptop. Malheureusement pour moi, tout ça aurait été plus facile si j’avais eu le sentiment du devoir accompli. Vous savez, ce sentiment que le dossier est réglé, que la job est faite et qu’on peut s’assoir, souffler, se détacher de tout ça et voilà. Mais non. Je suis incapable de me sentir comme tel, comme d’autres qui retournent trop facilement au train-train quotidien quand les élections sont terminées. Je ne vois que ce qu’il reste à accomplir, et heureusement je ne suis pas la seule.
La campagne web de cette année a fait prendre conscience à beaucoup de gens l’importance de notre présence sur ce médium. Au début, j’avais l’impression que beaucoup étaient indifférents face à ça. Maintenant, on en parle dans les discours devant les militantEs en vantant ce qu’on y accompli, et je pense que l’implication 2.0 fera de plus en plus partie de la culture institutionnelle du parti. Je regarde, avec Simon pour l’instant, comment on pourrait modifier les statuts du parti pour créer un poste consacré à la communication/stratégie web sur le comité de coordination national. Ça va demander une certaine refonte dans les tâches et tous dans les autres postes, mais c’est quelque chose d’envisageable.
Je regarde aussi comment on peut appliquer le processus de consultation du programme de Québec solidaire sur le web. Dans le « monde réel », c’est possible de faire des ateliers sur des thématiques précises et les non-membres peuvent participer à cette consultation et proposer des idées. Ensuite, il y a une synthèse et le congrès tranche.
Il faut garder le twitter-QS minimalement actif. Je compte envoyer des tweets de temps en temps, Laurent aussi si ça lui tente, et le laisser ouvert pour les questions. Et j’ai maintenant mon propre compte, exovirtuelle, et Laurent aussi a le sien, sclauren. Ludvic souhaite garder le blogue national actif, c’est à voir aussi. Et je vais partir mon propre blogue bientôt, qui s’appellera surement « POL-2.0, dans l’internet.com ».
Il y a également toute la question du bilan et perspective. Plusieurs personnes se sont manifestées pour nous aider au niveau du site web et de la réflexion sur l’utilisation du web entre les campagnes. J’ai déjà reçu un bilan, je compte en écrire un, certains ont des idées qu’ils voudraient partager, des cyber-militantEs ont leur mot à dire, etc. Il suffit de voir comment on peut faire pour rassembler tout ça, et comment appliquer des idées qui seront avancées.
Étienne, qui a beaucoup joué sur l’interface graphique Drupal de notre site web pendant la campagne, est en train de s’attacher des gens pour établir un processus de consultation et de modification ouvert du site web prochainement, pour l’améliorer. L’idée est encore un peu embryonnaire, mais des rencontres s’en viennent pour voir comment on organise tout ça.
Je ne suis pas déçue de ce qu’on a accompli, je me dis seulement « bon début, on continue ». Et la dure réalité me rattrape. Nous étions un peu dans un cocron électoral, maintenant que c’est terminé la vie reprend son cours normal. J’ai scrapé ma session à l’UQAM, il va falloir que je deale avec les conséquences. Il y a également le mouvement étudiant qui refait peu à peu surface dans ma vie. J’ai l’impression d’être sèche un peu aujourd’hui, c’est que j’ai appris hier soir que des amis à moi qui militent se font menacer de mort et intimider par des gens qui ont empoisonné mon existence pendant un an et demi quand je m’impliquais dans mon assocation étudiante collégiale. Je sais très bien où je vais être cet après-midi. Le marchage sur les pieds, ça fait.
En terminant, juste vous dire, à vous le web, que je suis extrêmement heureuse d’avoir été avec vous pendant ce mois-ci. Certains d’entre vous n’ont probablement pas idée de l’apport et de l’influence positive qu’ils ont eu sur moi, et du pilier, de la béquille parfois, qu’ils ont été durant toute la campagne.
-Anne-Marie Provost, responsable des cyber-militantEs
Ce blogue se veut un espace de conversation et de transparence entre Québec solidaire et la population en général. Les membres qui interviennent ici proviennent de différentes positions dans l’organisation du parti et de différentes régions du Québec.